Archive for the 'Uncategorized' Category

Métaphysique des tubes

Jun 08 2011 Published by admin under Uncategorized

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J’ai lu récemment Métaphysique des Tubes de Nothomb, une autobiographie speculative de ses premiers jours. Ça fait la première partie d’une autobiographie que continue dans Biographie de la faim, qui raconte sa vie de quatre ans jusqu’à vingt ans (à peu près). Les deux livres ne sont pas des autobiographies dans un sens littéral, mais ils poursuivent la vérité de sa vie à travers des spéculations, des exagérations, et des embellissements de son imagination. On ne peut pas comprendre ces romans sinon qu’on apprécie cette manière de présentation d’elle-même. Lorsqu’on lit ces romans, on sait que l’écrivain est une âme malade, mais on connaît une âme, effectivement au fond la même âme, qu’elle construit, grâce à  son écriture. Métaphysique des Tubes conclue avec sa tentative de suicide : « Ainsi s’acheva ce qui fut ma première — et, à ce jour, ma seule — tentative de suicide. » (170). Cette histoire suit sa relation aux carpes dont elle est responsable, qu’elle nomme Jésus, Marie, et Joseph. Elle déteste ses carpes et ils provoquent une réaction qui exprime son attitude à l’égard de la vie : « Entre la vie — des bouches des carpes qui déglutissent — et la mort — des végétaux en lente putréfaction –, qu’est-ce que tu choisis ? Qu’est-ce qui te donne le moins envie de vomir ? » (159). Son écriture est une defence contre cette sombre philosophie de la vie. C’est une philosophie qui crée de beaux romans, dans le cas de Nothomb, pareille à un grain de sable qui crée un perle, dans le cas d’une huître.

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Une voix unique

Jun 01 2011 Published by admin under Uncategorized

Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une exposition », dans lequel je vous présente de petits tableaux de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes, je suis canadien, j’habite à Edmonton (en Alberta, bien sûr), et je suis étudiant en français depuis deux ans environ. Je fais ces podcasts dans le but de cultiver mon français, mais dans l’espoir aussi de vous amuser. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « une voix unique » et il s’agit de ma lecture des romans d’Amélie Nothomb, qui est ma romancière préférée, à cette époque de mon apprentissage. Tout d’abord, il faut ajouter que sa voix est unique et pas du tout au gout de tout le monde. Dans mon groupe de lecture, les autres déteste son roman « Biographie de la faim », parce que, selon eux, ce ne soit  pas un vrai biographie et parce que le but du roman ne soit pas clair. Je ne partage pas ces opinions, mais je les comprends. Le maison de la littérature est grande et on est chanceux si on trouve quelques chambres où on peut s’installer confortablement. Laissons réfléchir sur l’hypothèse que le roman d’Amélie soit un vrai biographie ! J’en suis d’accord, puisque je l’approche à la manière de sa sœur, qui parle dans le passage suivant :
Un jour, je lui avouai que j’écrivais. Elle-même avait cessé d’écrire à seize ans. J’avais un peu l’impression d’avoir repris le flambeau. Je lui dis que jamais je ne montrerais mon manuscrit à quelqu’une d’autre.
– Je ne suis pas quelqu’un d’autre, dit-elle.
Elle lut donc mon histoire d”œuf. Je n’attendais pas d’elle une appréciation.
Elle me le rendit avec pour unique commentaire :
– C’est autobiographique.
En effet, dans l’œuf géant, le jaune n’avait pas résisté au coup d’État des jeunes révolutionnaires. Il s’était répandu dans le blanc et cette apocalypse de lécithine avait provoqué l’explosion de la coquille. L’œuf s’était alors métamorphosé en une titanesque omelette spatiale qui évoluerait dans le vide cosmique jusqu’à la fin du temps.
Oui, ce devait être ça, une autobiographie.
Et ça conclue l’œuf d’aujourd’hui (rigolo)  dans le série de tableaux d’une exposition. Je vous souhaite une très bonne journée. Au revoir !Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une exposition », dans lequel je vous présente de petits tableaux de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes, je suis canadien, j’habite à Edmonton (en Alberta, bien sûr), et je suis étudiant en français depuis deux ans environ. Je fais ces podcasts dans le but de cultiver mon français, mais dans l’espoir aussi de vous amuser. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « une voix unique » et il s’agit de ma lecture des romans d’Amélie Nothomb, qui est ma romancière préférée, à cette époque de mon apprentissage. Tout d’abord, il faut ajouter que sa voix est unique et pas du tout au gout de tout le monde. Dans mon groupe de lecture, les autres déteste son roman « Biographie de la faim », parce que, selon eux, ce ne soit  pas un vrai biographie et parce que le but du roman ne soit pas clair. Je ne partage pas ces opinions, mais je les comprends. Le maison de la littérature est grande et on est chanceux si on trouve quelques chambres où on peut s’installer confortablement. Laissons réfléchir sur l’hypothèse que le roman d’Amélie soit un vrai biographie ! J’en suis d’accord, puisque je l’approche à la manière de sa sœur, qui parle dans le passage suivant :

Amélie Nothomb, écrivaine controversée

Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une exposition », dans lequel je vous présente de petits tableaux de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes, je suis canadien, j’habite à Edmonton (en Alberta, bien sûr), et je suis étudiant en français depuis deux ans environ. Je fais ces podcasts dans le but de cultiver mon français, mais dans l’espoir aussi de vous amuser. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « une voix unique » et il s’agit de ma lecture des romans d’Amélie Nothomb, qui est ma romancière préférée, à cette époque de mon apprentissage. Tout d’abord, il faut ajouter que sa voix est unique et pas du tout au gout de tout le monde. Dans mon groupe de lecture, par exemple,  les autres détestent son roman « Biographie de la faim », parce que, selon eux, ce n’est  pas un vrai biographie et parce que le but du roman n’est pas clair. Je ne partage pas ces opinions, mais je les comprends. La maison de la littérature est grande et on est chanceux si on trouve quelques chambres où on peut s’installer confortablement.

Réfléchissons sur l’hypothèse que le roman d’Amélie est un vrai biographie ! J’en suis d’accord, puisque je l’approche à la manière de sa sœur, qui parle dans le passage suivant :

Un jour, je lui avouai que j’écrivais. Elle-même avait cessé d’écrire à seize ans. J’avais un peu l’impression d’avoir repris le flambeau. Je lui dis que jamais je ne montrerais mon manuscrit à quelqu’un d’autre.

— Je ne suis pas quelqu’un d’autre, dit-elle.

Elle lut donc mon histoire d”œuf. Je n’attendais pas d’elle une appréciation.

Elle me le rendit avec pour unique commentaire :

— C’est autobiographique.

En effet, dans l’œuf géant, le jaune n’avait pas résisté au coup d’État des jeunes révolutionnaires. Il s’était répandu dans le blanc et cette apocalypse de lécithine avait provoqué l’explosion de la coquille. L’œuf s’était alors métamorphosé en une titanesque omelette spatiale qui évoluerait dans le vide cosmique jusqu’à la fin du temps.

Oui, ce devait être ça, une autobiographie.

Et ça conclue l’œuf d’aujourd’hui (rigolo)  dans la série de tableaux que je vous présente. Je vous souhaite une très bonne journée. Au revoir !

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Norwood

May 19 2011 Published by admin under Uncategorized

When my level of ambition rises just above staring into the middle distance, nothing suits me better than reading Charles Portis. Unfortunately, after I read Masters of Atlantis, which is now on my Kindle, I will have exhausted his œuvre. Norwood was his first (1966), followed by True Grit (1968), The Dog of the South (1979), Masters of Atlantis (1985), and Gringos (1991). Although he is still alive, one hears that he just doesn’t feel like writing a sixth novel. What a shame!

As a sample of Portis’s easygoing style, the book’s beginning will do:

Norwood had to get a hardship discharge when Mr. Pratt died because there wasn’t anyone else at home after Vernell. Vernell was Norwood’s sister. She was a heavy, sleepy girl with pad posture. She was old enough to look after herself and quite large enough, but in many ways she was a great big baby. Everybody out on the highway said, “What’s going to happen to Vernell now?” Several people out there on the highway put this question to Brother Humphries and his reply was a thoughtful, “I don’t know. I’m trying to work something out.” He talked to a man in Texarkana who worked something out with the Red Cross man at Camp Pendleton and the Red Cross man in turn worked it out with the major who handled hardship discharges. Norwood had to see the major three times and talk to him about personal and embarrassing things. The major had a 105-millimeter ashtray on his desk. He was not an unkingly man and he expedited the matter as best he could. Norwood took his discharge, which he

And that’s the end of the Kindle page.

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Mentire

May 19 2011 Published by admin under Uncategorized

Il y a une semaine, j’ai assisté avec mon ami Jean à une pièce de théâtre à L’Uni Théâtre qui s’intitule « Mentire », grâce à la mère de mon enseignante en français, Leticia, qui m’a donnée ses tickets. C’est un exercice de commedia dell’arte et en tant que telle cette pièce est très drôle et facile à comprendre. Je la recommande pour les étudiants intermédiaires de la langue française.

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Carson Mayer wins Ronnie Award

May 13 2011 Published by admin under Uncategorized

Ronnie the Hedgehog

“Dworkin, Human Rights, and International Law”

Carson Mayer wins the Ronnie Award for an outstanding essay in PHIL 382 (Philosophy of Law).

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Billy va au veto

Apr 24 2011 Published by admin under Uncategorized

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Tableaux d’une exposition
Le podcast du tableau « Billy va au veto »

Bonjour! Bienvenu à cet épisode  de « Tableaux d’une exposition ». Je m’appelle Wes. Je suis étudiant en français depuis deux ans. Et à travers ces émissions, je partage avec vous de petits tableaux de ma vie quotidienne. Celui d’aujourd’hui s’intitule « Billy va au veto ». Billy, c’est mon chien de la race terrier  « Jack Russell ». Il est fort et vite et sans peur. Ce chien est parfaitement paisible à la maison, mais il devient excité au parc Terwillegar, où je le promène sans laisse, presque tous les jours. Il court tout droit aux autres chiens et se détourne au dernier moment, espérant être pourchassé. Il adore ça ! Hier, après notre promenade au parc, nous avons rendu visite au vétérinaire pour qu’il se fasse vacciner. Au bureau du veto il est devenu encore excité et j’ai dû le mettre en laisse. En attendant le docteur, Billy a aboyé tout le monde et s’est échappé de sa laisse. C’était un chaos. Enfin, le veto a commencé les vaccinations, mais il était mis à l’épreuve, puisque Billy se tortillait furieusement. Il me faudrait serrer Billy et en conséquence mon manteau noir a changé de couleur à cause des poils blancs du chien. Le docteur a exprimé des soucis pour mon manteau, mais je l’ai rassuré que les manteaux à poils de chien étaient la mode à Paris. Nous souriions. … Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Si vous avez envie de me contacter, laissez un message sur mon blog, s’il vous plaît. À la prochaine, au revoir.

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“Honey, let me be your salty dog.”

Apr 22 2011 Published by admin under Uncategorized

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This is my third Portis novel, the others being The Dog of the South (see the post below) and True Grit (read many years ago).  This is good honest blue-collar prose, not particularly demanding but consistently amusing. This 1991 novel credits “Salty Dog Blues” by Wiley & Zeke Morris (1946) for  a three-line quote from that song.  Here is a 2001 version by Karl Shiflett, which I recommend heartily (if you like bluegrass). And here is the context, a funeral for a friend named Emmett, which offers a taste of Portis’s laconic style.

Father Mateo, good man that he was, came boldly to the graveside wearing his cassock, in defiance of the anti-clerical laws. He said what words he could over the remains of a non-Catholic. After the prayer, Harold Bolus sang “Let Me Be Your Salty Dog,” a lively bluegrass tune. He stood leaning on his cane in a cream-colored coat and sang:

Let me be your salty dog
Or I won’t be your man at all
Honey, let me be your salty dog …

I don’t know whose idea that was, but it fell flat. At the proper time and place, yes, by all means, let us have a song from Bolus, give us “The Orange Blossom Special” on the harmonica, but here it didn’t work at all. Supposedly it was Emmett’s favorite song, which was news to me, and the idea was that we would make merry in the presence of death, take it lightly in our stride, raffish crowd that we were, in fitting remembrance of our old friend. But it was forced, we couldn’t bring it off, and the appearance was that we were meanly and nervously celebrating our own survival. Bolus admitted as much later. And how could that be anyone’s favorite song, least of all Emmett’s, he who was never known to dance the two-step, or any other step?

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Pictures at an Exhibition

Apr 12 2011 Published by admin under Uncategorized

mussorgsky

Ily Repin’s portrait of Mussorgsky, painted only a few days before the composer’s death

Here is a little message for my students in 382.

And some reminders:

Final Examination: April 26th at 2pm in CAB 281

Term Paper: April 30th by midnight, send it to me by email

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Les mains d’Elsa

Apr 03 2011 Published by admin under Uncategorized

aragon-louis-1935

Louis Aragon (1935), l’auteur du poème « Les mains d’Elsa »

Une correspondante québécoise m’a recommandé le poème ci-dessous, interprété par le chanteur Marc Ogeret. C’est très beau, je trouve; et l’interprétation d’Ogeret coupe le souffle, mais il y a une faute de transcription, je crois. La phrase « S’y brise » doit être « S’y taise ». (Voir ici, la dernière strophe.) Aragon est né 1897 et est mort 1982. Il était communiste, jusqu’aux révélations de Krouchtchev en 1953 concernant les crimes de Staline. Il était surréaliste aussi. En fait, selon Wikipedia anglais, il avait traduit « The hunting of the snark » de Lewis Carroll en 1929, « shortly before he completed his transition from Snarxism to Marxism ».

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Depression Before Spring

Mar 21 2011 Published by admin under Uncategorized

"Slow Spring", a photo taken in Edmonton on March 20th, 2011

"Slow Spring", a photo taken in Edmonton on March 20th

March 21st, the first day of spring

This factoid about official calendars, that they date the beginning of spring as March 21st, never fails to amuse Edmontonians. But maybe some optimism about the advent of spring is warranted, as the birdsong today seemed unusually lively.

To celebrate our `slow spring’, I offer Wallace Stevens’s little poem about, if you will, cow spittle and birdsong. There is a Wikipedia commentary here.

Depression Before Spring

The cock crows
But no queen rises.

The hair of my blonde
Is dazzling,
As the spittle of cows
Threading the wind.

Ho! Ho!

But ki-ki-ri-ki
Brings no rou-cou,
No rou-cou-cou.

But no queen comes
In slipper green.

And here is a hymn to the beauty of the world.

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