Un livre érudit

“Thirteen ways of looking at a blackbird“
Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une Exposition », dans lequel je partage un petit bout de ma journée, ou, s’il vous plaît, un tableau de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes. Je suis étudiant en français depuis deux ans et un mois. Et je vous inflige sans honte mon mauvais accent. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « Un livre érudit » et il s’agit du livre Treize façons de regarder Wallace Stevens (1998), par Alain Suberchicot, professeur de littérature américaine à l’université de Clermont-Ferrand 2. Je viens de l’ouvrir et effectivement j’ai lu seulement l’avant-propos. Alors, je n’ai pas le droit de juger cette œuvre, toutefois je peux hasarder des impressions initiaux. J’en ai deux : tout d’abord, c’est très difficile pour moi. Le vocabulaire académique est assez spécialisé et l’auteur fait allusion aux idées de beaucoup de ses collègues et de grands écrivains européens et américains. Cette impression est liée à la deuxième : je crains que ces allusions vont occuper le premier plan et que Souberchicot va mettre la poésie de Stevens à l’arrière-plan. Dans ce cas, je serais déçu. Mais on verra.
En concluant, je cite les mots finaux de l’avant-propos :
Il nous faudra tâtonner, et sentir que notre langue nous échappe. Ce sentiment est l’espace de la poésie pour Wallace Stevens. Cet espace est celui de la faiblesse ressentie dans tout rapport à la langue. (Est-ce une faiblesse consentie ?) Jacques Derrida avoue ce souci dans une interrogation où il écrit à propos de la langue : « Mais qui la possession possédante ou possédée ? » C’est ce sentiment d’impuissance qui est si difficile à saisir et qui fascine Wallace Stevens, nous invitant nous aussi à tenter de nous renforcer auprès de pareilles incertitudes. (12)
Très juste ! Mais c’est l’idée de Derrida, je dirais, pas l’idée de Stevens. Ou plutôt, c’est une interprétation qu’on peut apporter à aucun poète et on est loin de la spécificité du monde poétique de Stevens. Cependant, je reconnaîs que cette réaction est prématurée, alors je me tais.
Et cela, c’est tout pour aujourd’hui. Si vous voulez me contacter, laissez un message ci-dessous, s’il vous plaît. Au revoir !
