Archive for the 'French' Category

Un livre érudit

May 13 2011 Published by admin under Tableaux d'une exposition

merle
Thirteen ways of looking at a blackbird
Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une Exposition », dans lequel je partage un petit bout de ma journée, ou, s’il vous plaît, un tableau de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes. Je suis étudiant en français depuis deux ans et un mois. Et je vous inflige sans honte mon mauvais accent. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « Un livre érudit » et il s’agit du livre Treize façons de regarder Wallace Stevens (1998), par Alain Suberchicot, professeur de littérature américaine à l’université de Clermont-Ferrand 2. Je viens de l’ouvrir et effectivement j’ai lu seulement l’avant-propos. Alors, je n’ai pas le droit de juger cette œuvre, toutefois je peux hasarder des impressions initiaux. J’en ai deux : tout d’abord, c’est très difficile pour moi. Le vocabulaire académique est assez spécialisé et l’auteur fait allusion aux idées de beaucoup de ses collègues et de grands écrivains européens et américains. Cette impression est liée à la deuxième : je crains que ces allusions vont occuper le premier plan et que Souberchicot va mettre la poésie de Stevens à l’arrière-plan. Dans ce cas, je serais déçu. Mais on verra.

En concluant, je cite les mots finaux de l’avant-propos :
Il nous faudra tâtonner, et sentir que notre langue nous échappe. Ce sentiment est l’espace de la poésie pour Wallace Stevens. Cet espace est celui de la faiblesse ressentie dans tout rapport à la langue. (Est-ce une faiblesse consentie ?) Jacques Derrida avoue ce souci dans une interrogation où il écrit à propos de la langue : « Mais qui la possession possédante ou possédée ? » C’est ce sentiment d’impuissance qui est si difficile à saisir et qui fascine Wallace Stevens, nous invitant nous aussi à tenter de nous renforcer auprès de pareilles incertitudes. (12)
Très juste ! Mais c’est l’idée de Derrida, je dirais, pas l’idée de Stevens. Ou plutôt, c’est une interprétation qu’on peut apporter à aucun poète et on est loin de la spécificité du monde poétique de Stevens. Cependant, je reconnaîs que cette réaction est prématurée, alors je me tais.

En concluant, je cite les mots finaux de l’avant-propos :

Il nous faudra tâtonner, et sentir que notre langue nous échappe. Ce sentiment est l’espace de la poésie pour Wallace Stevens. Cet espace est celui de la faiblesse ressentie dans tout rapport à la langue. (Est-ce une faiblesse consentie ?) Jacques Derrida avoue ce souci dans une interrogation où il écrit à propos de la langue : « Mais qui la possession possédante ou possédée ? » C’est ce sentiment d’impuissance qui est si difficile à saisir et qui fascine Wallace Stevens, nous invitant nous aussi à tenter de nous renforcer auprès de pareilles incertitudes. (12)

Très juste ! Mais c’est l’idée de Derrida, je dirais, pas l’idée de Stevens. Ou plutôt, c’est une interprétation qu’on peut apporter à aucun poète et on est loin de la spécificité du monde poétique de Stevens. Cependant, je reconnaîs que cette réaction est prématurée, alors je me tais.

Et cela, c’est tout pour aujourd’hui. Si vous voulez me contacter, laissez un message ci-dessous, s’il vous plaît. Au revoir !

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la vache espagnole

Apr 17 2011 Published by admin under French, Tableaux d'une exposition

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Tableaux d’une exposition
le podcast du tableau « la vache espagnole »

Bonjour! Et bienvenu au podcast « tableaux d’une exposition ». Je m’appelle Wes. Je suis étudiant en français et j’habite Edmonton. Aujourd’hui, je vous présente un tableau de ma vie quotidienne qui s’intitule « la vache espagnole ».  Alors, c’est parti! Il y a deux semaines,  j’ai découvert la superbe podcast « One thing in a French day » par une française qui habite près de Paris et qui s’appelle Laetitia. Si je pouvais faire un podcast comme le sien! Non, ça relèverait de l’absurdité, parce qu’elle parle français très bien,  mais, moi, je parle français comme une vache espagnole. À ce moment, j’ai réfléchi. Peut-être qu’il y a une place sur Internet pour une vache espagnole?  Et je me dis, en réponse, pourquoi pas? D’ailleurs, ça serait un bon exercice de prononciation pour moi, parce que j’améliorerais mon accent et, à la fois, j’apprendrais comment faire un podcast. Et voilà, ça y est! C’est tout pour aujourd’hui. Si vous voulez me contacter, laisser un message sur mon blog, « jardin d’hiver ».  À bientôt!

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Je t’aime… Moi Non Plus

Feb 27 2011 Published by admin under Chansons, French

Serge Gainsbourg

Serge Gainsbourg

Le stéréotype d’un chanteur français dans l’optique d’un étranger ?

Chantée avec Jane Birkin, sa chanson « Je t’aime… Moi Non Plus » a provoqué une scandale. On entend parler que cette chanson fut interdite à l’époque par le Pape, sans parler du BBC. Gainsbourg s’est créé l’image d’un poète maudit et provocateur. Il s’est marié plusieurs fois et il a eu beaucoup d’enfants, parmi eux l’actrice Charlotte Gainsbourg, dont la mère était  Jane Birkin. Son ivrognerie publique est légendaire. Selon Wikipedia, il a souffert d’un sentiment de rejet et de l’image « que lui renvoyait son miroir : celle d’un homme que l’on qualifiait de laid.» De plus, « les critiques, cruelles, se moquent de ses grandes oreilles et de son nez proéminent. » Par contre, il savait comment séduire des jolies femmes et chantait des chansons attirantes.

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La vie n’est pas un conte de fée

Nov 05 2010 Published by admin under French

Mélusine est une femme légendaire des contes populaires et chevaleresques du Moyen Âge.

Mélusine est une fée légendaire des contes populaires et chevaleresques du Moyen Âge.

La vie n’est pas un conte de fée

Un devoir de W. Cooper pour FREN 297

« J’étais un peu sorcière, tu voulais Mélusine. » (Extrait d’une chanson écrite et chantée par Barbara)

Si je pourrais fabriquer ma femme en usine,
Je choisirais une fée comme Mélusine.
Ne fais pas cela ! dit une petite voix maligne.

La sorcière paraît comme un éclair et me regarde.
Elle descend de son balai brisé et se farde.
Je suis bien jolie, non?, ou j’arrive trop tard?

Faut-il que je choisse entre les deux ?
Ou puis-je avoir toutes les deux, un peu ?
Un peu sorcière, un peu fée, morbleu !

Une femme se promène près de moi.
Je suis ni fée ni sorcière, quoi !
Mais je peux être une amie à toi.

Soudain une fée paraît et atterrit
Elle replie ses ailes et nous sourit.
Elle dit voila ! et la sorcière s’évanouit.

J’aime les humains mais je suis fée.
Je dois partir pour mon propre pays.
Elle dit voila ! et disparaît.

La sorcière et la fée ont disparu
Elle dit et continue:  Cela m’a plu.
Et toi ? Oui, ça m’a plu.


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Non, ma chère Bête, vous ne mourrez point

Oct 25 2010 Published by admin under French

la célèbrée romancière, l'auteur de La Belle et La Bête

la célèbre romancière , auteur de la littérature d'enfance et de jeunesse

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, La Belle et La Bête (le livre audio, le texte, et le film realisé par Jean Cocteau [1, 2, 3, 4, 5 , 6, 7, 8, 9])

Mon éducation française continue avec ce beau conte, qui conclue avec ces mots :

Dans le moment, la fée donna un coup de baguette, qui transporta tous ceux qui étaient dans cette salle dans le royaume du prince. Ses sujets le revirent avec joie ; et il épousa la Belle, qui vécut avec lui fort longtemps et dans un bonheur parfait, parce qu’il était fondé sur la vertu.

Je m’excuse, je vais pleurer.


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Faites attention aux baobabs !

Oct 25 2010 Published by admin under French

Le renard donne au petit prince le conseil d'écouter son cœur

Le renard donne au petit prince le conseil d'écouter son cœur

Le petit prince d’Antoine de Saint Exupéry

J’ai lu ce conte pour mon cours de français et pour des réunions avec Holly Turner, Ted Fulcher et Adrien Guyot.  Mieux tard que jamais ! Au premier, on craint que le petit prince soit mort, tué par le serpent, mais en fin de compte je  vous assure que le prince vit et sa rose fleurit. Le mouton sera apprivoisé, alors l’animal n’aura pas besoin d’une courroie ou une muselière. Et il n’y a pas de quoi s’inquièter, en ce qui concerne les méchants boababs.  Le mouton en mange avec enthousiasme.

Le lien ci-dessus vous amene au video du musical français. Vous trouverez les paroles là-dessous.

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Tu seras un héros mon fils

Oct 23 2010 Published by admin under French

Romain Gary et sa mère

Romain Gary et sa mère

La promesse de l’aube

Sur la recommandation de mon ami Thibault Dambrine, je suis en train de lire un roman de Romain Gary intitulé La promesse de l’aube. En fait, je lis sa copie du livre. En retour, je l’ai envoyé un roman d’Amélie Nothomb, ma romancière préférée. (Il s’indiffère à elle.) La promesse, c’est la promesse de la jeunesse. Le roman raconte l’histoire de son enfance et sa relation avec sa mère. L’histoire, l’enfance, la mère et la relation sont extraordinaires, tous les quatre. Je veux vous faire partager un morceau représentatif du texte :

Une autre partie importante de mon éducation française fut, naturellement, La Marseillaise. Nous la chantions ensemble, ma mère assise au piano, moi, debout devant elle, une main sur le cœur, l’autre tendue vers la barricade, nous regardant dans les yeux ; lorsque nous en venions à « Aux armes, citoyens ! », ma mère abattait ses deux mains avec violence sur le clavier et je brandissais le poing d’un air menaçant ; parvenus au « Qu’un sang impur abreuve nos sillons », ma mère, après avoir frappé un dernier coup sur le clavier, demeurait immobile, les deux mains suspendues dans les airs, et moi, frappant du pied, l’air implacable et résolu, j’imitais son geste, les poings fermés, la tête rejetée en arrière — et nous restions ainsi figés un moment, jusqu’à ce que les derniers accords eussent fini de vibrer dans le salon.
(105)

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Les fées et les beaux arts

Oct 11 2010 Published by admin under French

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Titania et Oberon, un tableau de Rachel Walker

Les beaux arts et leur place dans la culture, c’est le thème de la présentation orale dans le cours (FREN 297) auquel je participe. J’ai choisi le sujet « les fées et les beaux arts », qui me permet de « prouver » quelques outrancières conclusions. Je pose plusieurs étranges questions, afin de présenter à la classe mes arguments ridicules en faveur de l’existence des fées.

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À la gauche de Dieu

Oct 03 2010 Published by admin under French

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« Je ne suis jamais passée par là, mais je suis certain que c’est comme ça que ça passe. »

Jeudi dernier, j’ai assisté à une mise en scène intitulée À la Gauche de Dieu, de Robert Marinier, présentée par L’Uni Théâtre du Théâtre de la Cité (8627, rue Marie-Anne-Gaboury). C’est à côté du Campus St. Jean, dans le quartier Bonne Doon. La soirée était agréable et édifiante. Auparavant, je ne connaissais pas le quartier ou L’Uni Théâtre, mais la pièce m’a tant plu  que je vais assister à la prochaine mise en scène, du titre Une Maison Face au Nord (Les 18, 19 et 20 novembre à 20h et matinée le 21 novembre à 14h). Achetez vos billets tout de suite à la librairie Le Carrefour (780-466-1066) ! Mon billet coûtait $21, puisque je suis consideré comme « ainé ». Autrement, on paie $25. Franchement, je n’ai pas compris chaque mot, mais il y avait une traduction en anglais sur le mur derrière la scène. Je connais les corps du comédien et de la comédienne, Patrick Creery et Joëlle Préfontaine, assez bien, parce qu’il y avait plusieurs scènes de nudité. C’est l’histoire d’une liaison entre deux personnes mariés, dès le début passionnant à la fin amère. Le metteur en scène, Daniel Cournoyer, a cité les mots d’une spectatrice : « Je ne suis jamais passée par la, mais je suis certain que c’est comme ça que ça passe. » Bref, chacun ne comprend ni soi-même ni l’autre ni le processus dans lequel ils se trouvent.

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Répondez-moi : une analyse

Sep 16 2010 Published by admin under Chansons, French

cabrel

Une chanson de l’album « Carte postale » (voilà une version Youtube; et voir aussi « ma place dans le trafic », du même album, qui réalise une pareille critique)

(Ce qui parait ci-dessous, c’est un devoir pour le cours de français auquel je participe.)

L’album est paru en 1981, avant que l’Internet soit devenu une grande force sociale. On se demande si la critique des sociétés post-industrielles dans « Répondez-moi » survivait la croissance de l’Internet et le web qui la suivait. Cabrel a visé à la télévision, par exemple, qui cause l’individu d’ignorer son environnement et ses voisins. Tout le monde est seul, isolé dans une ville en béton où la maison n’est qu’une salle de télévision. Est-ce que l’Internet change cette pathologie ?

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