Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une exposition », dans lequel je vous présente de petits tableaux de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes, je suis canadien, j’habite à Edmonton (en Alberta, bien sûr), et je suis étudiant en français depuis deux ans environ. Je fais ces podcasts dans le but de cultiver mon français, mais dans l’espoir aussi de vous amuser. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « une voix unique » et il s’agit de ma lecture des romans d’Amélie Nothomb, qui est ma romancière préférée, à cette époque de mon apprentissage. Tout d’abord, il faut ajouter que sa voix est unique et pas du tout au gout de tout le monde. Dans mon groupe de lecture, les autres déteste son roman « Biographie de la faim », parce que, selon eux, ce ne soit pas un vrai biographie et parce que le but du roman ne soit pas clair. Je ne partage pas ces opinions, mais je les comprends. Le maison de la littérature est grande et on est chanceux si on trouve quelques chambres où on peut s’installer confortablement. Laissons réfléchir sur l’hypothèse que le roman d’Amélie soit un vrai biographie ! J’en suis d’accord, puisque je l’approche à la manière de sa sœur, qui parle dans le passage suivant :
Un jour, je lui avouai que j’écrivais. Elle-même avait cessé d’écrire à seize ans. J’avais un peu l’impression d’avoir repris le flambeau. Je lui dis que jamais je ne montrerais mon manuscrit à quelqu’une d’autre.
– Je ne suis pas quelqu’un d’autre, dit-elle.
Elle lut donc mon histoire d”œuf. Je n’attendais pas d’elle une appréciation.
Elle me le rendit avec pour unique commentaire :
– C’est autobiographique.
En effet, dans l’œuf géant, le jaune n’avait pas résisté au coup d’État des jeunes révolutionnaires. Il s’était répandu dans le blanc et cette apocalypse de lécithine avait provoqué l’explosion de la coquille. L’œuf s’était alors métamorphosé en une titanesque omelette spatiale qui évoluerait dans le vide cosmique jusqu’à la fin du temps.
Oui, ce devait être ça, une autobiographie.
Et ça conclue l’œuf d’aujourd’hui (rigolo) dans le série de tableaux d’une exposition. Je vous souhaite une très bonne journée. Au revoir !Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une exposition », dans lequel je vous présente de petits tableaux de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes, je suis canadien, j’habite à Edmonton (en Alberta, bien sûr), et je suis étudiant en français depuis deux ans environ. Je fais ces podcasts dans le but de cultiver mon français, mais dans l’espoir aussi de vous amuser. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « une voix unique » et il s’agit de ma lecture des romans d’Amélie Nothomb, qui est ma romancière préférée, à cette époque de mon apprentissage. Tout d’abord, il faut ajouter que sa voix est unique et pas du tout au gout de tout le monde. Dans mon groupe de lecture, les autres déteste son roman « Biographie de la faim », parce que, selon eux, ce ne soit pas un vrai biographie et parce que le but du roman ne soit pas clair. Je ne partage pas ces opinions, mais je les comprends. Le maison de la littérature est grande et on est chanceux si on trouve quelques chambres où on peut s’installer confortablement. Laissons réfléchir sur l’hypothèse que le roman d’Amélie soit un vrai biographie ! J’en suis d’accord, puisque je l’approche à la manière de sa sœur, qui parle dans le passage suivant :

Amélie Nothomb, écrivaine controversée
Bonjour et bienvenu au podcast « Tableaux d’une exposition », dans lequel je vous présente de petits tableaux de ma vie quotidienne. Je m’appelle Wes, je suis canadien, j’habite à Edmonton (en Alberta, bien sûr), et je suis étudiant en français depuis deux ans environ. Je fais ces podcasts dans le but de cultiver mon français, mais dans l’espoir aussi de vous amuser. Le tableau d’aujourd’hui s’intitule « une voix unique » et il s’agit de ma lecture des romans d’Amélie Nothomb, qui est ma romancière préférée, à cette époque de mon apprentissage. Tout d’abord, il faut ajouter que sa voix est unique et pas du tout au gout de tout le monde. Dans mon groupe de lecture, par exemple, les autres détestent son roman « Biographie de la faim », parce que, selon eux, ce n’est pas un vrai biographie et parce que le but du roman n’est pas clair. Je ne partage pas ces opinions, mais je les comprends. La maison de la littérature est grande et on est chanceux si on trouve quelques chambres où on peut s’installer confortablement.
Réfléchissons sur l’hypothèse que le roman d’Amélie est un vrai biographie ! J’en suis d’accord, puisque je l’approche à la manière de sa sœur, qui parle dans le passage suivant :
Un jour, je lui avouai que j’écrivais. Elle-même avait cessé d’écrire à seize ans. J’avais un peu l’impression d’avoir repris le flambeau. Je lui dis que jamais je ne montrerais mon manuscrit à quelqu’un d’autre.
— Je ne suis pas quelqu’un d’autre, dit-elle.
Elle lut donc mon histoire d”œuf. Je n’attendais pas d’elle une appréciation.
Elle me le rendit avec pour unique commentaire :
— C’est autobiographique.
En effet, dans l’œuf géant, le jaune n’avait pas résisté au coup d’État des jeunes révolutionnaires. Il s’était répandu dans le blanc et cette apocalypse de lécithine avait provoqué l’explosion de la coquille. L’œuf s’était alors métamorphosé en une titanesque omelette spatiale qui évoluerait dans le vide cosmique jusqu’à la fin du temps.
Oui, ce devait être ça, une autobiographie.
Et ça conclue l’œuf d’aujourd’hui (rigolo) dans la série de tableaux que je vous présente. Je vous souhaite une très bonne journée. Au revoir !
